Un aiglon éclot en direct et crée la sensation

Un petit pygargue à tête blanche, le rapace symbole des États-Unis, a éclos de son oeuf vendredi à Washington, où une caméra braquée en permanence sur le nid de ses parents tient en haleine les internautes.

aiglon

Symboliquement baptisés «Mr President» et «First Lady», les deux majestueux animaux peuvent être scrutés 24 heures sur 24 sur l’«Eaglecam», qui a reçu «plus de deux millions de vues au cours du mois écoulé», explique Julia Cecere, porte-parole de l’ONG American Eagle Foundation (AEF).

Ces derniers jours, l’engouement a décuplé, poursuit-elle, avec la pondaison de deux oeufs, la couvaison et le craquelage de la coquille décrypté minute par minute par des internautes réunis derrière le mot-clic #dceaglecam.

Désormais, tous les yeux sont braqués vers le second oeuf pour lequel «nous serons en alerte tous le week-end» prévient le site, mettant toutefois en garde: «des événements comme la rivalité entre frères et soeurs, les prédateurs, et une catastrophe naturelle peuvent mettre en danger cette famille d’aigles et être difficiles à regarder».

Après l’éclosion et son lot de captures d’écrans de la petite boule de plumes grisâtres, l’envol du bébé pygargue (aussi appelé «aigle à tête blanche») devrait être le prochain épisode de ce feuilleton digne de la téléréalité.

 Les caméras filmant en direct des animaux, comme des ours dans un parc naturel de l’Alaska ou un bébé panda au zoo de Washington, se multiplient aux États-Unis face à l’engouement du public.

«Mr President» et «First Lady» se sont installés au sommet d’un tulipier de Virginie de l’arboretum de Washington et ont élevé avec succès un premier petit au printemps 2015, avant de partir pour leur migration annuelle.

C’est à ce moment que l’équipe d’American Eagle Foudation en a profité pour escalader l’arbre et tirer près d’un kilomètre de câbles à fibres optiques pour installer les caméras à 60 mètres du sol.

Les deux oiseaux aux pattes et bec jaune vif sont les premiers à nicher dans l’arboretum depuis 1947, selon l’AEF. Leur espèce avait en effet quasiment disparu dans les années 1950, en raison de l’usage du pesticide DDT. Le pygargue à tête blanche a ensuite été déclaré espèce menacée en 1967, avant que le DDT y soit interdit en 1972.

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Pure Pépite
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