Week-end meurtrier à Alep, la Russie en accusation à l’ONU

Les pays occidentaux ont mis Moscou en accusation dimanche au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni d’urgence à New York alors qu’Alep continuait d’être bombardée sans relâche par les avions du régime syrien et de son allié russe.

Après une semaine de vaines discussions diplomatiques, le Conseil a entamé une réunion dimanche à 11h à la demande des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France.

Ces pays veulent tenter de stopper l’offensive aérienne lancée vendredi par le régime et la Russie pour faire tomber les quartiers insurgés d’Alep, la deuxième ville du pays, et obtenir ainsi une victoire d’éclat sur les forces rebelles.

La France a dénoncé dimanche des «crimes de guerre» commis à Alep et estimé que ces crimes «ne doivent pas rester impunis».

L’ambassadeur français François Delattre a accusé Damas et Moscou de poursuivre une solution militaire en Syrie et de se servir des négociations comme d’un «écran de fumée».

L’ambassadeur britannique Matthew Rycroft a lui aussi dénoncé «des violations flagrantes des lois internationales» à Alep et évoqué la possibilité de recourir à la saisine de la Cour pénale internationale.

La dernière tentative du Conseil de le faire s’était soldée par un veto russe.

L’ambassadrice américaine Samantha Power a eu des mots très durs pour la Russie, parrain avec Washington du processus diplomatique en Syrie.

Moscou «soutient un régime meurtrier» et «abuse du privilège» d’être membre permanent du Conseil disposant d’un droit de veto, a-t-elle affirmé. «L’histoire ne sera pas tendre» avec elle.

Certes il y a des groupes terroristes en Syrie, mais «ce que la Russie fait (à Alep), ce n’est pas de la lutte antiterrorisme, c’est de la barbarie», a-t-elle dénoncé.

La pluie de bombes larguées depuis trois jours sur Alep a fait au moins 115 morts, dont 14 depuis dimanche à l’aube, selon un nouveau bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Parmi eux figurent au moins 19 enfants ensevelis sous les ruines des immeubles détruits dans les raids.

«Toute la nuit, les bombardements n’ont pas cessé», a témoigné à l’AFP Ahmad Hajjar, un habitant du quartier rebelle d’Al-Kallassé. «Je n’ai pas fermé l’oeil jusqu’à 4h00 du matin», a précisé cet homme de 62 ans.

Source : AFP

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