Turquie : Le « roi du baklava » arrêté et soupçonné de coup d’Etat

Le patron d’une des plus grandes entreprises turques de baklava, le dessert traditionnel turc, soupçonné d’être lié à la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, a été placé en détention provisoire par un tribunal, a rapporté jeudi l’agence progouvernementale Anadolu.

Faruk Gullu, patron de la chaîne phare de restaurants et de boutiques « Faruk Gulluoglu », l’un des plus importants fournisseurs de baklavas, et dont la boutique à Istanbul est un repère pour les touristes, est accusé d’être un membre de la confrérie de l’ex-prédicateur Fethullah Gülen et soupçonné d’avoir orchestré la tentative de putsch en Turquie.

Quinze autres hommes d’affaires, arrêtés en même temps que lui mi-août, ont été incarcérés dans l’attente d’un procès, a ajouté l’agence de presse, sans préciser leur identité.

Le frère de Faruk, Nejat Gullu, lui-même dirigeant d’une entreprise concurrente de fabrication de baklavas, arrêté en août, a été libéré par une décision de justice, selon l’agence Anadolu.

En revanche, le patron de l’enseigne de vêtements Aydinli, Omer Faruk Kavurmaci, gendre du maire d’Istanbul Kadir Topbas (AKP, parti au pouvoir), a été maintenu en détention provisoire. La justice l’accuse d’être un « membre d’un groupe terroriste », en allusion à la confrérie güleniste, a ajouté l’agence Anadolu.

Les juges d’Istanbul ont par ailleurs émis un mandat d’arrêt contre 92 personnes, dont six généraux, soupçonnées de liens avec la confrérie de Fethullah Gülen.

Deux amiraux, Nazli Ekici et Hayrettin Imren, ont été arrêtés le mercredi 31 août après deux mois de cavale, selon l’agence de presse Dogan. Actuellement détenus à Tuzla (district dans le sud d’Istanbul), les deux hommes seront fixés dans les prochains jours sur leur éventuelle libération.

Après le coup d’Etat avorté du 15 juillet, les autorités turques ont lancé une purge sans précédent et incarcéré quelques 20.000 personnes de toutes professions, dont des militaires, professeurs, magistrats, enseignants ou journalistes, toutes soupçonnées de liens avec la confrérie Gülen. Selon un dernier bilan, 150 amiraux et généraux, soit la moitié du contingent des militaires de haut rang, ont été arrêtés, obligeant à une grande réorganisation dans les forces armées turques.

L’ex-prédicateur Gülen, ennemi numéro un du président turc Recep Tayyip Erdogan, installé depuis 1999 aux Etats-Unis et dont Ankara réclame avec insistance l’extradition, nie toute implication dans le coup.

Source : Belga

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