Trump: «On ne devrait pas laisser» Ford délocaliser au Mexique

Donald Trump a déclaré que le constructeur Ford ne devrait pas être autorisé à délocaliser la production de ses voitures citadines au Mexique, comme il en a émis l’intention.

«On ne devrait pas laisser faire ça», a déclaré M. Trump en visite à Flint, ville du Michigan secouée par un scandale sanitaire lié à la contamination au plomb de l’eau. «C’est une mauvaise nouvelle pour le Michigan», berceau de l’automobile américaine sinistré depuis la crise de 2009 du fait de la moindre domination du Big Three (GM, Ford et ex-Chrysler).

Chantre d’un patriotisme économique avec son slogan Made in USA, M. Trump a fait de la critique des groupes américains délocalisant leur production à l’étranger un de ses principaux arguments de campagne dans les zones en difficulté économique. Outre Ford, le géant de l’informatique Apple est aussi une de ses principales cibles.

«Ils vont (faire) fabriquer leurs voitures par des milliers de personnes qui ne sont pas de ce pays et les vendre à travers une frontière très poreuse sans payer de taxes. Rien. Nous n’aurons rien, à l’exception du chômage à Flint et dans le Michigan. C’est affreux!», a tonné Donald Trump, réagissant aux déclarations un peu plus tôt de Mark Fields, le directeur général de Ford.

«Sur les deux-trois prochaines années, nous allons transférer la production de toutes nos petites voitures des États-Unis vers le Mexique», avait indiqué M. Fields à des investisseurs, selon la presse américaine.

Cette annonce n’est pas une surprise car Ford avait dévoilé début avril un investissement de 1,6 milliard de dollars dans un nouveau site au Mexique, où la main d’oeuvre est bon marché comparé aux Etats-Unis.

Ce site, basé dans l’État de San Luis Potosi, sera spécialisé dans la construction de citadines et sera opérationnel en 2018, avait précisé Ford qui compte y créer 2800 emplois directs.

Au-delà de Ford, la délocalisation des sites de production opérée récemment par les groupes automobiles américains -malgré des ventes record- est fustigée par des politiciens et des élus locaux parce que certains de ces constructeurs ont été sauvés de la faillite en 2009 avec des fonds publics.

Toutefois, Ford est le seul membre du Big Three n’ayant pas eu besoin du sauvetage public car le groupe a préféré engager une lourde restructuration avec à la clé des fermetures d’usines et des milliers de suppressions d’emplois.

Source : AFP

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