Trudeau à Washington : « Nous sommes une famille » – Barack Obama

Souriants, visiblement détendus, parfois blagueurs, Justin Trudeau et Barack Obama se sont échangés des politesses d’usage, jeudi matin, lors d’une conférence de presse marquant le début de la visite officielle du premier ministre canadien à la Maison-Blanche.

Photo AFP

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« On dit souvent qu’on peut choisir nos amis, mais pas nos voisins », a lancé en guise d’introduction le président américain, depuis une estrade installée sur la pelouse de sa résidence officielle, après avoir invité M. Trudeau à passer en revue la garde d’honneur.

«Par la géographie, nous sommes voisins, mais c’est par choix que nous sommes des alliés indéfectibles et les amis les plus proches », a-t-il poursuivi. « Cette vérité n’est pas suffisamment exprimée.»

Photo Reuters

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« Nous sommes une famille, et c’est un jour spécial pour les nombreux Canadiens qui vivent et travaillent ici, et qui enrichissent nos vies tous les jours. » — Barack Obama

« Nous sommes guidés par la même conviction que les valeurs auxquelles nous sommes attachées comme peuples libres ne sont pas des cadeaux à tenir pour acquis, mais des libertés précieuses qui doivent être défendues à nouveau par chaque génération », a encore dit M. Obama.

Le président a souligné du même souffle l’engagement souvent conjoint des armées des deux pays, « depuis les champs de coquelicots de la Flandre, jusqu’aux montagnes accidentées de l’Afghanistan », sans mentionner le retrait des chasseurs canadiens de la coalition internationale en lutte contre le groupe armé État islamique.

Getty Images

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Il a aussi salué que la « diversité constitue la force » des deux pays, « peu importe que votre famille soit issue des Premières nations qui ont peuplé cette terre aux réfugiés qui y ont été accueillis hier encore. »

Le président Obama a aussi salué l’étroitesse des liens économiques et commerciaux qui unissent les deux pays.

« Je n’ai jamais vu autant d’Américains si excités par une visite d’un premier ministre canadien! » — Barack Obama

M. Obama a rappelé que le père du premier ministre, Pierre Elliott Trudeau, avait aussi été reçu à la Maison-Blanche il y a une quarantaine d’années, et que ce dernier avait souligné la « vision commune » que partagent les deux pays.

« Aujourd’hui, le premier ministre Trudeau poursuit son travail », a-t-il déclaré. « Votre élection et vos premiers mois en fonction ont amené une nouvelle énergie et un nouveau dynamisme, non seulement pour le Canada, mais pour la relation entre nos deux pays. »

La Presse Canadienne

La Presse Canadienne

Le président Obama a émaillé son bref discours de quelques blagues. « Il y a des choses sur lesquelles nous ne nous entendrons probablement jamais, comme qui fait la meilleure bière, ou qui est le meilleur au hockey », a-t-il notamment lancé.

« Où est la coupe Stanley? Je suis désolé, mais est-elle dans ma ville natale de Chicago avec les Blackhawks de Chicago? », a-t-il lancé à l’intention de son invité. « Ne me lancez pas là-dessus », a répliqué M. Trudeau, sourire en coin.

Le président Obama a prononcé quatre mots de français lors de son bref discours d’introduction, soit « bonjour », au début, et « bienvenue mes amis », en conclusion. Trudeau salue une relation « vitale »

Trudeau salue une relation « vitale »

Prenant la parole par la suite, M. Trudeau a chaleureusement salué l’hospitalité américaine. Le président américain est « si puissant », a-t-il plaisanté, qu’il a pu « organiser cette journée parfaite ».

M. Obama, bon joueur, a ouvert les bras en feignant l’humilité, lui qui avait rappelé peu avant qu’il avait effectué sa première visite officielle en sol étranger à Ottawa… en février.

« Il n’y a aucune autre relation dans le monde comme celle entre le Canada et les États-Unis. » — Justin Trudeau

« C’est un grand honneur d’être à Washington cette semaine pour discuter de dossiers à la fois importants pour le Canada et les États-Unis », a poursuivi plus sérieusement le premier ministre canadien, en évoquant les changements climatiques, la sécurité et la stabilité mondiale, et les échanges commerciaux. Ces derniers doivent continuer à croître, a-t-il ajouté, « pour le bien de la classe moyenne ».

Évoquant le grand besoin de biens canadiens aux États-Unis, le premier ministre a blagué en parlant d’« exportations » bien spécifiques, comme Jonathan Toews, Patrick Sharp, et Duncan Keith, trois piliers des Blackhawks de Chicago.

« Vous êtes notre principal partenaire commercial et notre plus proche allié. La relation entre nos deux pays a toujours été vitale. » — Justin Trudeau

« Nous sommes d’accord sur beaucoup de choses, et en désaccord sur quelques-unes, mais nous demeurons unis dans un but commun », a encore dit M. Trudeau. « Nous sommes des alliés, des partenaires, des amis, qui affrontent les grands défis du monde ».

M. Trudeau a remercié le président Obama au nom des 36 millions de Canadiens avant que les deux hommes ne se rencontrent en tête-à-tête à la Maison-Blanche. Radio-Canada

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