Syrie: l’EI ordonne à 15 000 civils de fuir Palmyre

Le groupe État islamique (EI) a ordonné aux quelque 15 000 civils encore présents à Palmyre de fuir cette ville syrienne que les forces prorégime cherchent à reprendre, a indiqué jeudi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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Des citoyens se déplacent près de la ville de Palmyre, en mars 2014. Photo AFP

« Les jihadistes ont appelé par haut-parleurs les civils à partir, car les combats ont atteint les faubourgs de la ville », a indiqué l’OSDH, selon lequel les forces progouvernementales avancent sur plusieurs fronts côté ouest.

Leur progression est toutefois ralentie par des engins explosifs laissés par l’EI dans les champs autour de la ville, d’après l’Observatoire.

Une source de sécurité syrienne affirmait mercredi que l’armée, désormais aux portes de la ville, se préparait « à débuter la bataille de la libération de la ville » prise par les jihadistes en mai.

D’après le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, il reste à Palmyre encore 15 000 des quelque 70 000 habitants que comptait cette localité du centre de la Syrie surnommé la « Perle du désert ».

« Seuls les plus pauvres n’ont pas pu fuir plus tôt », a dit M. Abdel Rahmane.

L’armée et des milices prorégime, qui ont repris des collines dans les faubourgs de la ville, affrontaient les jihadistes jeudi à la lisière du quartier Hayy al-Gharf dans le sud-ouest de Palmyre, alors que les aviations syrienne et russe effectuaient des frappes contre des positions jihadistes dans le secteur, selon l’OSDH.

« Les forces armées (…) continuent d’avancer sur Palmyre et ont pris le contrôle total de la colline Al-Tar à l’ouest de la ville », a de son côté indiqué la télévision d’État syrienne, citant une source militaire anonyme.

Depuis sa prise de Palmyre, l’EI a détruit de nombreux trésors archéologiques de sa cité antique classée au patrimoine mondial de l’Humanité.

Sa reprise permettrait au régime de progresser plus à l’est dans le désert syrien vers la frontière avec l’Irak, contrôlée par les jihadistes, auxquels la trêve des combats en Syrie décrétée le 27 février ne s’applique pas.

AFP

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