Suède: l’ascension d’une jeune ministre stoppée par un délit d’ivresse

La ministre suédoise Aida Hadzialic, 29 ans, a donné sa démission après avoir été « pincée » avec 0,2 g d’alcool par litre dans le sang.

Une ministre suédoise de 29 ans vue comme l’avenir du parti social-démocrate a annoncé samedi sa démission après avoir été prise en flagrant délit de conduite en état d’ébriété. Elle avait 0,2 g d’alcool par litre de sang, soit juste le niveau nécessaire pour constituer le délit en Suède.

Aida Hadzialic

Aida Hadzialic

Aida Hadzialic, ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation des adultes, a révélé elle-même samedi son infraction, constatée par la police de Malmö. « Ç’a été la plus grande erreur de ma vie (…) », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse au siège du gouvernement à Stockholm, visiblement émue.

Pour obtenir la vidéo de la conférence de presse, cliquer sur le lien ci-dessous, donné par Aida Hadzialic:

« J’assumerai mes responsabilités. J’ai fait part de mon intention de démissionner de mon poste de ministre », a-t-elle ajouté. « Je comprends que beaucoup de monde soit déçu de moi. Et je suis en colère contre moi-même, et surtout je regrette profondément. »

Née en Bosnie, Mme Hadzialic, avait immigré en Suède à l’âge de cinq ans, en 1992. Ses parents avaient alors fui la guerre de Yougoslavie.

D’autres faux-pas

Engagée dès le lycée au sein du mouvement de jeunesse des sociaux-démocrates, elle avait été élue conseillère municipale à l’âge de 23 ans. Quand le Premier ministre Stefan Löfven l’avait nommée au gouvernement en 2014, à seulement 27 ans, elle était devenue la plus jeune ministre de l’histoire de la Suède.

Depuis le retour de la gauche au pouvoir il y a deux ans, d’autres ministres ont fait des faux pas qui leur ont coûté leur place. La vice-Première ministre etministre de l’Environnement Åsa Romson (Verts) avait démissionné en mai après une série de gaffes. Elle avait entre autres parlé des « accidents du 11-Septembre » pour évoquer les attentats à New York et Washington en 2001.

Son collègue Mehmet Kaplan, d’origine turque, avait dû partir en avril après la publication d’une vidéo: il y soulignait des « ressemblances » entre les persécutions des juifs dans l’Allemagne nazie et le quotidien des Palestiniens aujourd’hui.

Source : ATS

Catégorie de l'article:
Pure Info
Publié par:

Commentez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.