Séisme en Italie: Le bilan s’alourdit à 241 morts, les recherches se poursuivent

Près de vingt-quatre heures après le séisme meurtrier qui a secoué le centre del’Italie, faisant au moins 241 morts et des centaines de blessés, les recherches se poursuivaient dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants pris au piège des décombres.

Ce séisme, de magnitude 6.0 qui a partiellement détruit au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome, a également fait 368 blessés, avait indiqué dans la soirée le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi.

Des dizaines de secouristes, volontaires, pompiers et membres de la protection civile, se préparaient à une longue nuit de fouilles, dans l’espoir de retrouver des survivants. « Le système ne ralentit pas pendant la nuit », a assuré a indiqué le chef de la protection civile, Fabrizio Curcio, sur la télévision publique italienne, la Rai.

La protection civile italienne n’a pas donné d’estimations concernant les disparus, mais beaucoup d’habitants et de touristes manquaient encore à l’appel, notamment à l’intérieur de l’hôtel Roma à Amatrice, l’un des villages les plus touchés, où une trentaine de personnes séjournaient. « Certaines ont réussi à se mettre à l’abri, deux ont été retrouvées vivantes et deux mortes », a précisé Fabrizio Curcio.

La police italienne a également fait savoir qu’elle avait mis en place un dispositif pour éviter les « chacals », nom donné en Italie aux pilleurs de maisons vidées de leurs habitants après des catastrophes naturelles ou des évacuations forcées. Des camps ont aussi été installés à proximité de ces villages pour accueillir quelque 2.500 personnes, désormais sans toit.

Les images parvenues des villages sinistrés ont révélé l’ampleur des destructions. Des immeubles ne sont plus que ruines, des gens hagards se regroupent dans les rues. Une photo publiée sur les réseaux sociaux montre des habitants fuyant leur maison, à moitié détruite, suspendus à des draps.

Dans l’une des communes les plus touchées, Arquata del Tronto, le quartier de Pescara, semble rayée de la carte, selon ces images. « Ma sœur et son mari sont sous les décombres, nous attendons les secouristes mais ils n’arrivent pas jusqu’à eux », a confié Guido Bordo, 69 ans, qui a trouvé refuge près d’Accumoli, épicentre de ce séisme dans la province du Latium, à quelque 150 km de Rome. « Ils ne donnent aucun signe de vie, on n’entend que leurs chats », a-t-il ajouté, prostré sur un banc, aux côtés de son frère. Une famille entière, deux adultes et deux enfants, ont été retrouvés morts dans ce village.

Ce tremblement de terre est le plus important en Italie depuis le 20 mai 2012 où un séisme de magnitude 6.0 avait fait 25 morts entre Modène et Ferrare (nord). A Amatrice, dans la région du Latium, à proximité de l’épicentre du séisme, des scènes de destruction totale ont été racontées par les habitants de ce village pittoresque et très touristique. Amatrice, où sont nés les « spaghetti all’amatriciana », s’apprêtait à célébrer ce weekend la 50e édition d’un festival dédié à cette recette.

« Le village a disparu. C’est une tragédie », a affirmé son maire Sergio Pirozzi. Le pape François a repris mercredi ses mots pour exprimer combien il était « bouleversé », interrompant l’audience générale qu’il donne chaque mercredi au Vatican.

Avec AFP

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