Québec : Les taxis feront un blocus mercredi contre Uber

La Presse Canadienne – Les chauffeurs de taxis et de limousines de Montréal feront mercredi une journée de blocus contre le transport parallèle effectué par Uber.

Le syndicat des Métallos, qui représente bon nombre de chauffeurs de taxi, enjoint pour sa part le premier ministre Philippe Couillard à demander à Uber de cesser ses activités durant toute la durée de la commission parlementaire sur l’industrie du taxi. La tenue de cette commission a été annoncée par Québec la semaine dernière.

Si Uber suspend ses activités, le syndicat se dit prêt à cesser ses moyens de pression.

Sinon, lors de la journée de mobilisation de mercredi à Montréal, des escouades de chauffeurs de taxis se rendront dans différents lieux pour empêcher l’accès ou le départ de zones où des transporteurs prennent et déposent leur clientèle.

Les chauffeurs se réuniront à Place Versailles dès 6h30, à Place Vertu dès 7h, et aussi dans plusieurs points de ralliement au centre-ville de Montréal. Les endroits précis où les gestes de perturbation seront effectués seront révélés mercredi matin.

Pas question toutefois de bloquer l’accès à des ponts ou des hôpitaux, a indiqué en entrevue téléphonique Benoit Jugand, responsable du développement stratégique et des affaires publiques pour le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos.

«On ne va pas prendre la population en otage», a-t-il ajouté.

Les Métallos disent avoir parlé au ministre des Transports, Jacques Daoust, lundi. Ils soutiennent que le ministre a dit avoir le pouvoir d’exiger un arrêt d’Uber, mais que la demande n’a pas été formulée officiellement par Québec.

Mardi, questionné par les journalistes, M. Daoust a précisé qu’il demande effectivement à Uber de cesser ses activités illégales, mais qu’il ne peut interdire l’application en tant que telle parce qu’elle est légale.

Pour faire valoir que son gouvernement n’a pas été inactif, il a souligné que plus de 1000 véhicules ont été saisis.

Mais mercredi, devant cette absence d’action qualifiée de «décevante», les Métallos disent avoir l’obligation de réagir et cette réponse est le blocus annoncé.

M. Jugand a été clair: «il n’est pas question de demander aux chauffeurs et aux propriétaires de taxis de commettre des actes illégaux et de commettre des actes criminels», a-t-il indiqué en entrevue.

Il leur sera plutôt demandé d’identifier les conducteurs d’Uber et de transmettre cette information aux autorités.

Mardi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) y est allée d’une série d’avertissements par communiqué.

Le SPVM a rappelé que le fait d’encercler un véhicule peut constituer une séquestration, un méfait ou une intimidation, le fait de saisir un véhicule ou un cellulaire est un vol et que de bloquer un accès routier (pont ou aéroport) pourrait mener à des accusations criminelles.

Mots clés:
· ·
Catégorie de l'article:
Pure Info
Publié par:

Les commentaires sont fermés pour cet article.