Québec : les fugues à Laval suscitent la confusion au gouvernement

La Presse Canadienne –  La confusion régnait, vendredi, quant au message livré par le gouvernement sur la situation prévalant au Centre jeunesse de Laval, théâtre de plusieurs fugues de jeunes filles ces derniers jours.

À quelques heures d’avis, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et la ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, ont donné des versions totalement opposées des faits.

«Manifestement, il y a un réseau qui s’est infiltré dans le Centre jeunesse de Laval et la police est sur le coup. On est en train de travailler là-dessus», a dit la ministre Charlebois jeudi en fin de journée, lors d’une mêlée de presse.

«On n’a pas aujourd’hui aucune évidence qu’il y aurait un réseau à l’intérieur, qu’il y aurait eu une infiltration», a indiqué vendredi matin le ministre Coiteux, lors d’un point de presse, en marge d’une réunion du caucus des députés libéraux, contredisant sa collègue.

«Ce qu’elle a voulu dire, ce n’est pas qu’il y a un réseau à l’intérieur, c’est la possibilité que de l’extérieur il y ait des médias sociaux, il y ait du recrutement qui se fasse», par un gang de rue cherchant à enrôler des jeunes filles prêtes à se prostituer.

Le ministre Coiteux a ajouté qu’il allait s’entretenir avec les services policiers lundi pour faire le point sur la situation. La ministre Charlebois n’assistera pas à la rencontre. Elle était aussi absente du caucus vendredi, retenue à l’extérieur du Québec.

«Est-ce que c’est seulement une question de répression? Est-ce que c’est seulement une question de réaction?», s’est interrogé le ministre, disant vouloir aussi miser sur la prévention.

Au terme du caucus de deux jours, vendredi après-midi, le premier ministre Philippe Couillard s’est montré «très préoccupé» par la série de fugues de jeunes filles à Laval.

Interrogé sur les moyens qu’il entendait prendre, il n’a pris aucun engagement précis destiné à prévenir d’autres fugues ou à mieux encadrer les centres jeunesse.

«Il faut avant tout prioriser la sécurité des jeunes, leur dignité, et rassurer les parents», a-t-il dit, en conférence de presse.

Jeudi, la ministre Charlebois avait dit qu’il n’était pas question d’amender la loi qui fait en sorte que les centres jeunesse sont des lieux ouverts, d’où les jeunes en difficulté peuvent s’enfuir aisément.

Le premier ministre a tenu des propos allant dans le même sens vendredi.

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