Pyongyang menace de réduire en cendres les forces américaines

La Corée du Nord a menacé dimanche de «réduire en cendres» les forces américaines, dans une réponse aux critiques du Conseil de sécurité de l’ONU sur ses programmes balistiques.

Le Conseil de sécurité a fermement condamné vendredi Pyongyang pour ses tirs de missiles et s’est mis d’accord pour prendre des «mesures significatives», quelques jours après le lancement d’un projectile SLBM par un sous-marin nord-coréen.

Les résolutions du Conseil interdisent à Pyongyang de développer son programme balistique, mais la Corée du Nord a multiplié les essais de missiles depuis son quatrième essai nucléaire en janvier.

Un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a qualifié la déclaration du Conseil de sécurité de «produit des actes de banditisme des États-Unis».

«Maintenant que les États-Unis posent des menaces à la dignité et au droit à l’existence de la RPDC (République populaire et démocratique de Corée) en ne tenant pas compte de ses avertissements, elle va continuer à prendre une série de mesures en tant que puissance militaire à part entière», a déclaré ce porte-parole.

«La RPDC a des moyens conséquents pour réduire en cendres les agresseurs sur le territoire américain et sur le théâtre d’opérations du Pacifique», a poursuivi le porte-parole dans une déclaration transmise par l’agence officielle KCNA.

Pyongyang a tiré mercredi depuis un sous-marin un missile (SLBM) qui a parcouru un demi-millier de kilomètres en direction du Japon, ce qui constitue pour les experts une nette avancée dans les programmes balistiques nord-coréens.

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un, cité par l’agence officielle KCNA, avait qualifié le tir d’«immense succès» qui place son pays à «l’avant-garde des puissances militaires dotées de capacité nucléaire d’attaque».

Une véritable capacité SLBM ferait monter d’un cran la menace nord-coréenne. Pyongyang pourrait d’une part porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule coréenne et disposerait d’autre part d’une seconde force de frappe en cas d’attaque de ses bases militaires.

Source : AFP

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