Primaires américaines : Hillary Clinton et Donald Trump confirment leur avance

Donald Trump, qui déchire le camp républicain, a emporté mardi une éclatante victoire en Floride, tout comme Hillary Clinton dans le camp démocrate, lors d’un nouveau super mardi de primaires américaines.

Ce succès du milliardaire de 69 ans marque la fin de l’aventure présidentielle du jeune sénateur Marco Rubio, un temps présenté comme le «Obama républicain» mais incapable de l’emporter dans son propre fief.

«Les gens sont en colère (…) C’est un tsunami politique, nous aurions dû nous en apercevoir avant», a déclaré ce dernier en annonçant qu’il mettait fin à sa campagne.

«Merci la Floride!», a immédiatement réagi Donald Trump sur Twitter. L’homme d’affaires de New York, sur lequel personne n’aurait parié il y a neuf mois, se rapproche un peu plus de son objectif: porter les couleurs des Républicains lors de l’élection présidentielle du 8 novembre.

La victoire dans cet État du sud est d’autant plus importante que le vainqueur empoche 99 délégués d’un coup, sur les 1237 requis pour emporter l’investiture républicaine.

Cette journée ne permettra à aucun des candidats démocrates et républicains encore en lice de décrocher immédiatement l’investiture de leur parti, mais elle devrait donner aux favoris une idée de la vitesse à laquelle ils pourront atteindre la ligne d’arrivée.

Après le vote dans ces États – Ohio, Floride, Illinois, Caroline-du-Nord, Missouri -, plus de la moitié des délégués auront été désignés en vue des conventions d’investiture cet été.

À Canton, en Ohio, Michael Oles, infirmier de 46 ans, a choisi le sénateur ultra-conservateur texan Ted Cruz. «J’aime son idéologie», a-t-il expliqué, bien qu’il apprécie que Donald Trump ait réussi à secouer le système.

Dans cet État du nord des États-Unis, le milliardaire était sur toutes les lèvres. Comme chez cette arrière-grand-mère de 69 ans, qui apprécie son discours anti-immigration et ses propos contre les clandestins qui sont «si nombreux» et «prennent notre travail».

«Discours vulgaires» 

Le président Barack Obama qui a voté mardi par procuration dans l’Illinois pour la primaire démocrate, a dénoncé, sans le nommer, Donald Trump et la tonalité de sa campagne.

«Nous avons entendu des discours vulgaires et sources de division qui visent les femmes, les minorités», a déclaré M. Obama soulignant que ces dérapages étaient néfastes pour l’image de l’Amérique.

«Qui sommes-nous? Comment sommes-nous perçus à travers le monde? Le monde est attentif à ce que nous disons et à ce que nous faisons», a-t-il souligné.

Dans l’Ohio où le gouverneur John Kasich se bat pour engranger sa première victoire aux primaires, les résultats s’annonçaient serrés.

«Nous allons gagner en Ohio. Nous avons un bel élan», a affirmé ce dernier sur ABC. «Je ne vais pas prendre la route des bassesses vers la Maison-Blanche comme on a vu certains le faire», a ajouté celui qui joue son va-tout dans son État.

Fait extraordinaire dans cette campagne où les républicains anti-Trump ont tardé à s’organiser, Marco Rubio avait implicitement appelé ses partisans à voter Kasich dans l’Ohio afin de faire barrage au milliardaire.

«Jour incroyablement important» 

Au-delà de la Floride, Hillary Clinton l’a aussi emporté comme attendu en Caroline-du-Nord face au sénateur du Vermont Bernie Sanders. Mais dans les États plus industriels du Midwest, Bernie Sanders est très compétitif.

Comme depuis le début des primaires, Hillary Clinton enregistre des scores impressionnants au sein des minorités.

Selon les sondages sortie des urnes, elle a ainsi remporté 73% du vote noir dans l’Ohio et 80% en Caroline du Nord. Mais la base de Bernie Sanders parmi les jeunes démocrates ne s’érode pas: 85% des 18-29 ans ont voté pour lui dans l’Ohio, 73% en Caroline-du-Nord.

En cas de résultats serrés, chacun obtiendrait un nombre proche de délégués, ce qui ne bouleverserait pas la course.

Avant mardi, Hillary Clinton avait engrangé une avance confortable avec environ 770 délégués contre 550 pour Bernie Sanders. La barre à atteindre est de 2383.

Mais l’ex-Première dame dispose aussi de l’appui déclaré de près de 500 élus et responsables démocrates qui auront le droit de vote à la convention de Philadelphie, en juillet.

«Ce jour est incroyablement important pour notre mouvement», a affirmé Bernie Sanders. «Le gouvernement appartient à nous tous, pas simplement à quelques riches», a-t-il ajouté, reprenant l’un de ses thèmes favoris de campagne.

AFP

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