Obama défend Hillary Clinton contre les critiques «injustes»

Barack Obama a défendu mardi avec fougue Hillary Clinton, candidate démocrate à sa succession, contre les «critiques injustes» dont elle ferait l’objet, dénonçant l’attitude des médias qui manquent selon lui de pugnacité face à son adversaire républicain Donald Trump.

L’ancienne secrétaire d’État traverse une mauvaise passe: critiquée pour son absence de transparence initiale sur sa pneumonie, elle est étrillée depuis plusieurs jours par le camp républicain pour avoir affirmé que la moitié des électeurs de son adversaire étaient des gens «pitoyables».

«Elle a été caricaturée par la droite et parfois par la gauche», a lancé le président Barack Obama à Philadelphie, visiblement ravi de retrouver une ambiance de campagne. «Elle a été accusée de tout ce que vous pouvez imaginer et a fait l’objet de plus de critiques injustes que qui que ce soit».

À 13 jours du premier débat présidentiel avec Donald Trump et à moins de deux mois de l’élection présidentielle, Mme Clinton, 68 ans, continuait mardi à se reposer dans sa maison de Chappaqua, au nord de New York, après son malaise dimanche lors des commémorations du 11-Septembre.

L’équipe de la candidate démocrate américaine a précisé qu’elle «se sentait mieux» et annoncé qu’elle était attendue vendredi à Washington pour une rencontre avec des femmes noires.

«J’ai vu ce qu’elle pouvait accomplir (…) elle n’abandonne jamais !», a lancé M. Obama, déterminé, à cinq mois de son départ, à mettre son charisme et sa popularité, qui ne cesse de grimper, au service de l’ancienne Première dame.

Mais le président américain s’est aussi dit «frustré» de la façon dont la campagne est couverte par les médias, jugeant déplacé de faire un procès en opacité à la candidate démocrate alors que Trump est le premier candidat «depuis des décennies» à refuser de publier sa feuille d’impôts.

«Donald Trump dit tous les jours des choses qui, pendant longtemps, auraient disqualifié quiconque pour la présidence», a-t-il souligné. «Mais comme il les répète sans fin, la presse abandonne et dit «oui bon…». «En période électorale, on entend souvent des choses un peu folles. Cette année, c’est encore un peu plus fou que d’habitude», a-t-il ironisé.

Source : AFP

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