Maroc : emballement et opération de police pour des poupées gonflables

La vente présumée de poupées gonflables sur le grand marché de Casablanca a enflammé Internet au Maroc et provoqué une opération de police pour saisir cet objet de plaisir, interdit dans le pays comme tous les autres sex-toys.

La rumeur a été abondamment relayée ces derniers jours sur Internet par un public essentiellement masculin : des poupées gonflables seraient en vente à Derb Omar, immense marché de gros à Casablanca, inondé de produits venus du monde entier, notamment de Chine.

Jeudi, deux journaux marocains arabophones consacraient des articles pleine page au sujet : « Les poupées sexuelles envahissent les souks », titrait notamment Asabah, soulignant cependant que « beaucoup s’interrogent sur la véracité de ces rumeurs ».

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Le phénomène a alerté les services de sécurité et des policiers en civils ont effectué une descente infructueuse dans la zone chinoise du marché, selon la presse locale.

Une rumeur démentie

« Les seules poupées sur lesquelles la police a réussi à mettre la main sont les habituels mannequins exposés sur la devanture des boutiques de vêtements », selon Asabah, qui assure que les commerçants chinois restent particulièrement suspectés. Sollicité par l’AFP, le ministère marocain de l’Intérieur n’a pas fait de commentaire.

Le président de l’association des commerçants de Derb Omar, Abderrazak Lazrak, a lui « formellement démenti cette rumeur », au micro du site Kifache TV, appelant « à ne pas confondre » avec les ordinaires mannequins de présentation.

La rumeur a été manifestement alimentée par les images d’archives mélangées aux mini-reportages et micro-trottoirs effectués en début de semaine par des médias locaux, comme la webtélé locale Chouf TV.

Beaucoup d’internautes se sont indignés de la présence supposée de ces poupées gonflables au Maroc mais d’autres s’en sont amusés, comme certaines utilisatrices de Facebook réclamant leur poupée en version masculine.

Les sex-toys sont de facto interdits au Maroc, où la législation punit « quiconque produit, diffuse, publie, importe, exporte, expose, vend ou détient des matières pornographiques similaires », rappelle la presse locale.

Avec AFP

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