L’obésité touche 13% de la population mondiale

Près de 13% de la population est génétiquement prédisposée à l’obésité. Cependant, ces personnes peuvent perdre tout autant de poids que les autres.

L’exercice physique et les régimes sont aussi efficaces pour les personnes génétiquement prédisposées à l’obésité que pour celles qui ne le sont pas, selon une étude publiée mercredi. Cette maladie touche 13% de la population mondiale.

Le fait d’être porteur de la variation génétique appelée FTO, associée à un risque accru d’obésité, « ne semble pas affecter la capacité d’un individu à perdre du poids », souligne l’article publié dans le British Medical Journal (BMJ).

« Les individus porteurs de (la variation FTO) réagissent aussi bien que les autres aux actions pour perdre du poids, basées sur l’alimentation, l’activité physique ou les traitements médicamenteux », déclarent les auteurs de l’article, qui ont analysé huit études précédentes portant sur environ 10’000 personnes au total.

Cela signifie que la prédisposition génétique à l’obésité « peut être contrebalancée au moins en partie par de telles actions », ajoutent-ils.

0,89 kg de plus

Une étude britannique a montré en 2007 une association entre une variation du gène FTO et un risque accru de souffrir d’obésité, mais on ne connaît pas bien le mécanisme par lequel ce lien agit. Le poids respectif de la génétique et du mode de vie dans l’obésité est loin de faire l’objet d’un consensus.

Dans les études analysées, les participants à des programmes de perte de poids porteurs de la variation FTO pesaient en moyenne presque un kilogramme (0,89 kg) de plus que les autres au début de l’expérience.

Mais ils ont ensuite perdu autant de poids ou de centimètres de tour de taille que les personnes non porteuses de la variation génétique et ce, quelle que soit la méthode utilisée pour perdre du poids, observent les auteurs de l’étude.

En 2014, plus de 1,9 milliard d’adultes dans le monde étaient en surpoids, et plus de 600 millions étaient obèses, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

Treize pour cent de la population mondiale adulte sont atteints par cette maladie, associée à un risque accru d’affections cardiovasculaires, d’accidents vasculaires et de certains cancers. Et le pourcentage pourrait atteindre 20% d’ici 2025 si le rythme de progression actuel se maintient, selon une étude publiée en avril dans la revue médicale britannique The Lancet.

Source : AFP

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