Les Jeux sont faits, place au spectacle

Les Jeux sont sportivement finis! Les États-Unis ont décroché le 306e et dernier titre alors que Rio s’apprête à clôturer ses Jeux olympiques, portée par la douce euphorie qui a envahi le pays depuis la victoire de la Seleçao en «futebol».

Comme prévu les États-Unis ont balayé la Serbie (96-66) en finale du tournoi de basket-ball messieurs. Cliniques et professionnelles, les stars de la NBA ont tranquillement assuré leur succès, avant de verser dans le spectacle, le sourire aux lèvres. Ils empochent leur troisième titre consécutif.

Ce succès met un terme à 16 jours de compétitions, de joies et de drames. Comme de coutume, l’ultime journée a débuté avec le marathon messieurs, remporté par Eliud Kipchoge sous la pluie. Vainqueur des plus grandes épreuves du monde ces dernières années, le Kényan a obtenu la consécration suprême avec le titre olympique de la plus mythique des épreuves.

Dans la foulée, le Danemark s’est offert l’or en handball messieurs aux dépens de la France, double tenante du titre (28-26), alors que les Brésiliens l’ont emporté en volley-ball aux dépens de l’Italie (3-0), plongeant le «maracanazinho» dans la folie.

Extinction de la vasque 

Voilà donc le pays-hôte comblé: au-delà des réserves sur l’organisation et le faible niveau de performance globale pour une nation de 200 millions d’habitants (13e au tableau des médailles, avec 7 titres et au total 19 podiums), le Brésil est médaillé d’or de «ses» Jeux en soccer (sport n.1) et en volley (sport n.2).

La victoire en «futebol», samedi soir face à l’Allemagne (1-1, 5-4 t.a.b.) a fait basculer le pays dans l’euphorie. Car la Seleçao, sur laquelle pesait une énorme pression, a exorcisé sa traumatisante déroute (7-1) en demi-finale de «son» Mondial-2014 face au même adversaire.

La samba s’annonce donc endiablée au mythique stade Maracana lors de la cérémonie de clôture prévue à partir de 19h00.

Marqué par le passage du drapeau olympique de Rio à Tokyo, hôte des prochains JO en 2020, le spectacle mêlera musique et feu d’artifice géant en fin de programme. Sans oublier le défilé des athlètes dans un ordre moins codifié que lors de l’ouverture.

Et puis viendra l’heure des discours et de l’extinction de la vasque olympique où brûle la flamme, la grande absente de ces Jeux puisqu’elle était installée dans le centre ville, loin des lieux de compétition.

Perquisition au Comité irlandais 

Entre deux allocutions, les regards se poseront vers la tribune d’honneur, où siégeront huit chefs d’État dont le premier ministre japonais Shinzo Abe. Mais il y aura deux absents de marque.

D’abord le président du Brésil par intérim, Michel Temer. Hué lors de la cérémonie d’ouverture, il «passe le week-end à Brasilia», selon son service de presse.

Mais aussi Patrick Hickey, membre éminent du CIO. Incarcéré depuis 72h00 dans une prison de haute sécurité de Rio, ce cacique de 71 ans est mis en cause dans un réseau de revente illégale de billets qui a généré au moins 2,8 millions d’euros de recette, selon la police.

«M. Hickey sera entendu pour la première fois par un juge mardi», a déclaré Thomas Bach devant la Session terminale du CIO, rappelant que  «la présomption d’innocence» devait prévaloir pour ce haut dirigeant du CIO qui a démissionné «temporairement» de tous ses mandats dans le mouvement olympique.

Quelques heures plus tôt, les locaux du Comité olympique irlandais (OCI) à Rio avaient été perquisitionnés. Selon des médias brésiliens, la police a fait irruption sur le lieu de résidence de l’équipe de l’OCI pendant les JO, hors du Village olympique, s’intéressant à trois de ses membres.

«Aucune arrestation n’a eu lieu», mais les policiers «ont saisi leurs passeports, ainsi que les téléphones et ordinateurs portables», a précisé l’OCI.

Les Jeux s’achèvent mais l’affaire continue de coller aux semelles du CIO.

Source : AFP

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