L’équipe Trump peine à clarifier son plan anti-clandestins

Donald Trump souhaite-t-il toujours expulser la totalité des 11 millions de clandestins, même ceux qui n’ont pas commis de délit? Son entourage est resté flou dimanche sur ce qui fut la pierre angulaire de la campagne des primaires du républicain.

Le candidat républicain à la Maison-Blanche sème le trouble depuis qu’il a déclaré mardi qu’il pourrait assouplir son plan de lutte contre l’immigration clandestine, avant de se reprendre et d’adopter un ton plus dur. Il a promis que la priorité serait d’expulser les clandestins «criminels», mais reste flou sur le sort de ceux qui vivent aux États-Unis sans casier judiciaire.

Un président Trump mettrait-il en place une «force d’expulsions» dédiée aux reconduites à la frontière, comme il l’avait annoncé l’an dernier?

«Il a décrit, dans son style franc habituel, un mécanisme et non une politique», a fait valoir son colistier Mike Pence sur CNN. «Vous aurez plus de détails dans les deux prochaines semaines sur la politique qu’il adoptera».

«Nous aurons un mécanisme pour nous occuper des gens qui se trouvent dans ce pays. Il a utilisé le terme «humainement». Ce sera juste, mais ferme, et il n’y aura pas de régularisation ou de naturalisation à moins que les gens quittent le pays», a ajouté M. Pence.

La nouvelle directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, a elle aussi souligné que les 11 millions de sans-papiers seraient traités de façon «juste et humaine».

Quant à la force d’expulsions, elle a dit que Donald Trump «ne l’avait pas mentionnée depuis novembre» et que le problème était «complexe».

La remise en cause du droit du sol à travers le cas des enfants nés aux États-Unis de parents clandestins n’est toujours pas tranchée, selon Mike Pence. «Toute la question de la nationalité, des Américains qui obtiennent la nationalité à la naissance, est un sujet pour l’avenir».

En août 2015, Donald Trump avait publié ses principes de réforme migratoire parmi lesquels figurait la fin de l’obtention automatique de la nationalité.

L’équipe Trump a cependant dénoncé le parti pris des médias, qui ne s’intéresseraient pas suffisamment aux soupçons de conflits d’intérêts entre la Fondation Clinton et le département d’État quand Hillary Clinton dirigeait la diplomatie, de 2009 à 2013.

«Des responsables du département d’État sous la responsabilité de la secrétaire d’État Clinton offraient un accès dédié et des faveurs spéciales aux grands donateurs de la fondation», a accusé Mike Pence, citant de nouveaux messages internes publiés récemment.

Et il a condamné le département d’État pour avoir annoncé que les agendas d’Hillary Clinton ne seraient rendus publics que le 30 décembre, longtemps après le scrutin de novembre, dans le cadre d’une procédure judiciaire lancée par l’agence de presse américaine Associated Press.

Source : AFP

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