Le gouvernement syrien met «fin» à la trêve

L’armée syrienne a déclaré lundi la « fin » de la trêve des combats initiée il y a une semaine par les États-Unis et la Russie, qui s’accusent mutuellement de l’échec de cette énième tentative pour mettre fin au conflit.

L’armée du régime de Bachar al-Assad « annonce la fin du gel des combats qui a débuté à 19 h (midi, heure de Montréal) le 12 septembre conformément à l’accord États-Unis/Russie », a-t-elle indiqué à Damas une heure avant son expiration.

Cette annonce laisse présager une reprise de plus belle des combats qui ont fait plus de 300 000 morts et dévasté la Syrie depuis mars 2011.

Les tirs ont d’ailleurs repris depuis dimanche dans la ville d’Alep, épicentre du conflit, et des combats ont eu lieu à la périphérie de Damas.

La fin de la trêve survient alors que les timides espoirs suscités initialement par l’accord russo-américain s’étaient nettement refroidis ces derniers jours avec la reprise des combats et des échanges virulents entre les deux grandes puissances.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry avait pourtant assuré lundi vouloir encore croire au maintien de la trêve. Elle « tient, mais reste fragile », a-t-il déclaré à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU où le dossier syrien tiendra une grande place.

Mais la Russie s’était montrée nettement moins optimiste, multipliant ses critiques vis-à-vis de Washington et de ses alliés.

Le général Sergueï Roudskoï a ainsi déclaré que « compte tenu du fait que les rebelles ne respectent pas le régime de cessez-le-feu, son respect unilatéral par les forces gouvernementales syriennes n’a pas de sens ».

« Agression flagrante »

En annonçant la fin de la trêve, l’armée syrienne en a fait porter la responsabilité aux groupes rebelles qui n’ont « pas respecté une seule disposition » de l’accord. Damas a répertorié plus de 300 violations de la trêve par ces groupes.

Les rebelles et l’opposition n’avaient pas formellement approuvé l’accord russo-américain, dont ils critiquaient l’absence de garanties qu’il soit effectivement appliqué par le régime et ses alliés.

Un peu avant l’annonce de son armée, le président Assad a accusé les États-Unis d’avoir commis une « agression flagrante » en menant samedi un raid contre son armée à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, qui a fait au moins 90 morts.

Source : AFP

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