Le FMI fait valoir les bénéfices de l’immigration

L’immigration est bonne pour l’économie. Le Fonds monétaire international (FMI) a insisté sur les bienfaits des migrations au moment où celles-ci créent de vives tensions en Europe et aux Etats-Unis.

Le Fonds monétaire international (FMI) a défendu mardi les bienfaits économiques de l’immigration malgré des « défis ». Cela au moment où les flux migratoires provoquent une polarisation croissante en Europe et aux Etats-Unis.

« Les migrations peuvent provoquer des tensions sociales et des réactions politiques hostiles dans les pays hôtes, mais l’expérience passée suggère qu’elles peuvent aussi offrir des gains en termes de plus forte croissance, de productivité et de remède au vieillissement de la population », indique un rapport du FMI.

 Une augmentation d’un point de pourcentage de la proportion de migrants dans la population adulte du pays hôte peut ainsi doper le PIB par habitant de « 2% à long terme », selon ce rapport publié en préambule de l’assemblée annuelle du FMI la semaine prochaine.

Le Fonds note toutefois qu’une intégration rapide de ces nouvelles populations est « cruciale » et qu’elle doit être favorisée par des mesures qui peuvent s’avérer « coûteuses dans le court terme » pour le pays d’accueil (aide à l’apprentissage des langues, formation…).

Les réfugiés, un défi supplémentaire

L’institution reconnaît également que les flux migratoires, qui ont connu en Europe des niveaux sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, représentent un « défi » dans les pays d’accueil en raison des différences culturelles et des risques d’exploitation politique.

Aux Etats-Unis, le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump veut ériger un mur à la frontière mexicaine pour stopper les flux de population, tandis que la question migratoire a, selon le FMI, joué « un rôle » dans la victoire des partisans du « Brexit » au Royaume-Uni.

Le Fonds note également que les réfugiés, en opposition aux migrants économiques, posent un « défi supplémentaire » en raison de l’incertitude entourant leur statut et de l’interdiction qui leur est faite de travailler tant que le droit d’asile ne leur a pas été accordé.

« Les réfugiés requièrent une attention spéciale », assure le FMI.

Source : ATS

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