La Tunisie doit reformer un nouveu gouvernement suite à la destitution de son Premier ministre

Après tout juste 18 mois au pouvoir, le gouvernement de Habib Essid en Tunisie a été écarté par un vote de défiance au Parlement, faisant craindre une nouvelle période d’incertitudes dans un pays déjà fragilisé par une économie en crise et la menace jihadiste.

Samedi soir, sur les 217 membres du Parlement (dont 191 étaient présents), 118 ont voté contre le renouvellement de la confiance au gouvernement, et trois pour, avec 27 abstentions.

Le président Béji Caïd Essebsi doit maintenant engager des consultations dans un délai de 10 jours pour charger la « personnalité la plus apte » de former un nouveau cabinet. Cette dernière aura 30 jours pour former une équipe. Les jours du gouvernement, critiqué de toutes parts pour son « inefficacité », étaient comptés depuis que le chef de l’Etat s’est dit en faveur le 2 juin d’un cabinet d’union nationale.

Pas de favori à la succession pour l’instant

En public, aucun nom ne se détache pour l’instant pour succéder à Habib Essid, un indépendant de 67 ans à qui les députés ont réservé une standing ovation avant de le congédier.

Tout en saluant l’« intégrité » du désormais ex-Premier ministre, de nombreux députés ont brossé un sombre tableau de son bilan, critiquant notamment la faiblesse de la lutte contre la corruption et le chômage. Habib Essid s’est fermement défendu, mettant en avant les progrès réalisés sur le plan sécuritaire notamment. Si la Tunisie a été frappée par des attentats jihadistes sanglants l’an dernier et en mars, elle a vécu cette année son premier ramadan sans attaque depuis 2012.

Avec AFP

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