La Corée du Nord tire un missile depuis un sous-marin

La Corée du Nord a tiré mercredi depuis un sous-marin un missile balistique qui a pénétré dans la zone d’identification de défense aérienne du Japon, au moment où des milliers de militaires sud-coréens et américains réalisent des manœuvres conjointes.

Le missile a été lancé depuis un sous-marin croisant dans la mer du Japon tôt mercredi, a indiqué dans un communiqué l’état-major sud-coréen interarmées, précisant que l’engin avait volé sur une distance d’environ 500 km, soit bien plus que lors de précédents essais.

Et, ce qui n’était jamais arrivé pour un projectile de cette nature, le missile est «entré dans la zone d’identification de défense aérienne» du Japon, a déclaré le premier ministre japonais Shinzo Abe, cité par la chaîne publique nippone NHK.

M. Abe a également dénoncé «une sérieuse menace pour la sécurité du Japon, un acte irresponsable qui ne peut être toléré», selon des propos rapportés par l’agence de presse Jiji.

L’engin, probablement de type KN-11, a survolé la mer du Japon dans laquelle il s’est abîmé à un peu moins de 500 kilomètres des côtes nord-coréennes, a précisé l’armée américaine, qui a dénoncé une «provocation».

Le tir nord-coréen intervient dans un contexte de fortes tensions, encore exacerbées par le début lundi de manoeuvres annuelles impliquant 50 000 militaires sud-coréens et 25 000 de leurs homologues américains. L’exercice, baptisé «Ulchi Freedom», simule sur ordinateur une attaque nord-coréenne.

Dans son communiqué, l’armée sud-coréenne estime que le nouveau tir de missile de Pyongyang vise à jeter de l’huile sur le feu, représente un «sérieux défi» à la sécurité de la péninsule coréenne et viole des résolutions des Nations unies. «Nous réagirons avec fermeté et sévérité à toute provocation», ajoute l’armée sud-coréenne dans son communiqué.

Séoul et son allié américain assurent que le caractère de leurs manœuvres est purement défensif, mais Pyongyang y voit une provocation, son ministère des Affaires étrangères allant jusqu’à les qualifier d’«acte criminel impardonnable», qui pourrait précipiter la péninsule «au bord de la guerre».

Avec AFP

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