Fausse alerte terroriste à Paris: Un adolescent de 16 ans interpellé

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d’être à l’origine de la fausse alerte qui a provoqué samedi à Paris une vaste opération antiterroriste, a été arrêté ce lundi et placé en garde à vue. Un deuxième adolescent est toujours recherché.

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d’être à l’origine de la fausse alerte qui a provoqué samedi à Paris une vaste opération antiterroriste, a été arrêté ce lundi et placé en garde à vue, a appris l’AFP de sources proches de l’enquête. « Ceux qui se livrent à ces mauvaises plaisanteries méritent d’être lourdement sanctionnés », a réagi Manuel Valls dans la foulée

Il a été interpellé dans le département de la Marne en début d’après-midi. Un deuxième adolescent est toujours recherché. Les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ parisienne privilégient la thèse d’un acte malveillant qui serait l’oeuvre de hackers. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « dénonciation de crime imaginaire » et « divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse ».

Le secteur avait été bouclé

C’est un appel à la police, donnant l’alerte sur une possible prise d’otages en cours à l’église Saint-Leu, située dans le quartier des Halles, qui avait déclenché cette vaste opération de police. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.

Via l’application pour smartphone SAIP (Système d’alerte et d’information aux populations), les autorités avaient délivré un message « église – alerte attentat ». Cette vaste opération des forces de l’ordre avait créé un important émoi, notamment sur les réseaux sociaux, avant que l’alerte ne soit levée.

« On a simulé une prise d’otages dans l’église »

Les deux adolescents, avec lesquels BFMTV a pu s’entretenir, se faisaient appelés Zakhaev Yamaha et Tylers Swatting. Un dernier pseudo évocateur et représentatif. Il fait en effet référence aux appels indiquant un faux incident grave qui consiste à faire déplacer massivement le SWAT, l’unité d’élite d’intervention aux Etats-Unis.

« On a simulé une prise d’otages dans l’église, a raconté à BFMTV l’un des deux hackers. Dix personnes de type maghrébin avec des ceintures explosives et des armes. »

« On a fait ça pour le buzz »

Dans un contexte de menace terroriste élevée et après l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, les forces de l’ordre se sont déployées en nombreautour de cette église du Ier arrondissement parisien. « On ne pensait pas que ça allait marcher, reconnaissait l’un des deux hackers. On a fait ça pour le buzz, histoire de se faire connaître. Si les gens s’affolent, c’est leur faute. »

Pour « dénonciation de crimes imaginaires », ils encourent jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Sans compter les dommages et intérêts.

Avec AFP

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