Etats-Unis : Trump et Clinton favoris d’un autre mardi de primaires

Les bureaux de vote ont ouvert mardi dans le Michigan pour de nouvelles élections primaires visant à départager les candidats à la Maison-Blanche de chaque parti, parmi lesquels le républicain Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton sont donnés favoris.

Cet État du nord des États-Unis, bastion de l’industrie automobile, fournira le plus grand nombre de délégués aux partis démocrate et républicain parmi quatre États consultés mardi.

Il s’agit pour les électeurs de valider ou freiner l’hégémonie de Donald Trump côté républicain, tandis que la démocrate Hillary Clinton s’attend à accroître son avance sur Bernie Sanders.

Des primaires sont également organisées dans le Mississippi. Les partis républicains de l’Idaho et d’Hawaï organisent également des consultations.

Au total, 150 délégués républicains (sur 1237 requis pour décrocher l’investiture) et 166 démocrates (sur 4763) seront attribués ce mardi, dont 59 délégués républicains et 147 délégués démocrates dans le seul Michigan.

Donald Trump fait la course en tête dans le Michigan, selon un récent sondage de l’Université Monmouth, avec 36 % des intentions de vote contre 23 % pour Ted Cruz, même si John Kasich, gouverneur de l’Ohio voisin, laboure le terrain et espère créer la surprise.

Dans le Mississippi, aucune enquête récente n’existe, mais en février le milliardaire dominait très largement ses rivaux.

La situation évolue vite dans la course des primaires républicaines. Chaque semaine, jusqu’à présent, a vu se renforcer l’avance de Donald Trump, 69 ans, qui, avec 12 victoires sur 20, a à ce jour obtenu le plus de délégués, dans des régions aussi différentes que le nord-est ou le sud du pays.

Publicités anti-Trump

Mais derrière lui, le sénateur du Texas Ted Cruz, 45 ans, champion de la droite religieuse, s’est montré compétitif au Texas et dans les États voisins. Le camp anti-Trump, qui le considérait comme trop intransigeant pour fédérer le parti, hésite à le soutenir au détriment du sénateur de la Floride Marco Rubio, 44 ans, abonné aux troisièmes places, et qui joue sa survie en Floride la semaine prochaine.

La cavalerie est enfin arrivée sous la forme de publicités électorales dépeignant Donald Trump comme un charlatan, une campagne publicitaire financée par des républicains consternés qu’un homme qui autrefois flirtait avec le parti démocrate puisse porter les couleurs conservatrices à la présidentielle de novembre.

L’une d’elles, diffusée en Floride, compile des grossièretés proférées par Donald Trump au cours de la campagne. Financée par l’organisation American Future Fund, qui ne dévoile pas ses donateurs, cette campagne a un budget de plusieurs millions de dollars, selon son porte-parole Stuart Roy, un montant conséquent.

https://youtu.be/5e2HK2yejIo

D’autres publicités, créées par l’organisation Club for Growth, cible les républicains de l’Illinois. «Il nous prend vraiment pour des crétins», déclare le narrateur.

L’Illinois, la Floride et d’autres États voteront le 15 mars lors d’un nouveau «super mardi».

Se sentant visiblement menacé, Donald Trump a lancé sa propre campagne de publicité en Floride contre Marco Rubio, le sénateur local. Le message, très virulent, le qualifie de «corrompu» en rappelant une vieille affaire de cartes de crédit.

En cas de défaite dans son propre État, Marco Rubio pourrait jeter l’éponge.

«La bonne nouvelle c’est que je suis devant un sénateur qui est franchement impopulaire en Floride. Il n’y va jamais et ne vote pas», a affirmé Donald Trump mardi matin sur NBC.

Industrie automobile

«Je suis le seul candidat à avoir battu Donald Trump encore et encore», a quant à lui dit Ted Cruz, fort de ses victoires.

Chez les démocrates, Hillary Clinton est la favorite dans le Michigan et notamment le Mississippi, où les Afro-Américains représentent un bloc électoral important. Jusqu’à présent, ils ont voté à plus de 80 % pour l’ancienne Première dame dans les autres États du Sud.

Le Michigan et Detroit forment le coeur de l’industrie automobile américaine, et Hillary Clinton a accusé Bernie Sanders d’avoir voté contre le plan de sauvetage du secteur en 2008/2009.

«J’ai voté pour le plan de sauvetage automobile, il a voté contre», a-t-elle répété lundi en visitant une entreprise de logiciels à Grand Rapids.

En réalité, Bernie Sanders a voté pour le dispositif d’aide, mais, dans un vote ultérieur, a cherché à bloquer les crédits devant servir à renflouer le système bancaire et en partie les constructeurs automobiles.

Le sénateur du Vermont a, lui, insisté sur le soutien passé d’Hillary Clinton en faveur d’accords de libre-échange qui ont, selon lui, coûté des millions d’emplois.

AFP

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