Etats-Unis : Cruz et Sanders vainqueurs au Kansas

Le sénateur Ted Cruz l’a largement emporté samedi sur Donald Trump dans la première des quatre primaires républicaines du jour, au moment où la candidature de l’iconoclaste magnat de l’immobilier divise comme jamais son propre camp.

Les premières tendances semblaient donner également l’avantage à Cruz dans le Maine, mais Trump paraissait être en tête dans le Kentucky, selon des résultats très partiels donnés par les médias américains.

En Louisiane, dernier des quatre Etats en jeu dans le camp républicain, les premiers résultats n’étaient pas attendus avant 21 h

Côté démocrate, où trois Etats étaient en jeu samedi soir (Kansas, Louisiane et Nebraska), le sénateur Bernie Sanders l’a emporté sur sa rivale Hillary Clinton, selon les projections des télévisions américaines. Hillary Clinton reste cependant largement favorite.

Cruz et bernie

Dans le Kansas, Ted Cruz qui ne cesse de se présenter comme l’ultime rempart républicain contre Donald Trump, a remporté 48,2 % des suffrages, contre 23,3 % à Trump, 16,7 % au sénateur de Floride Mario Rubio et 10,7 % à John Kasich.

« Que Dieu bénisse le Kansas », a réagi Ted Cruz, qui a vu dans ces résultats la « continuation » de sa progression dans l’électorat républicain.

« Ce que nous voyons, ce sont les conservateurs en train de se rassembler, les républicains en train de se rassembler », a-t-il lancé.

L’establishment républicain contre-attaque

Donald Trump est pour l’instant le favori pour l’investiture républicaine, ayant remporté à ce jour le plus grand nombre d’États.

Il a largement surclassé ses trois rivaux, avec, jusqu’à ce samedi, dix primaires remportées sur quinze, contre quatre à Ted Cruz.

Mais il est désormais la cible d’une campagne lancée par l’élite du Parti républicain dont l’ancien candidat à la présidentielle de 2012 Mitt Romney, qui a lancé cette semaine une violente diatribe contre sa candidature.

La primaire de samedi est un premier test sur l’efficacité de cette campagne, avant la prochaine grande confrontation, le 15 mars, quand cinq États importants, dont la Floride, seront invités à s’exprimer.

La rhétorique fleurie et scabreuse de Donald Trump lors du onzième débat républicain jeudi soir a secoué l’establishment républicain.

Son ton outrancier fait douter de son éligibilité en novembre prochain, y compris parmi ses plus inféodés.

Et l’idée a progressé que les barons du parti doivent redoubler d’efforts pour le faire dérailler progresse.

« C’est l’establishment. L’etablishment est contre nous », a lancé M. Trump samedi lors d’un rencontre à Wichita, dans le Kansas.

Le milliardaire a annulé à la dernière minute sa participation samedi au CPAC, grand-messe annuelle des conservateurs américains purs et durs près de Washington, ou il n’était pas vraiment en odeur de sainteté.

Selon un sondage samedi, seuls 15 % des participants à la conférence ont dit soutenir sa candidature, contre 40 % pour Cruz, 30 % pour le sénateur de Floride Marco Rubio, et 8 % pour John Kasich.

Pas un vrai conservateur

Dans les allées de la conférence, le style Trump ne séduisait pas vraiment. Arrogance, impétuosité, vulgarité revenaient fréquemment pour le qualifier, avec des doutes sur le fait qu’il soit conservateur.

« Je ne pense pas qu’il soit sur l’échiquier conservateur », a commenté Brent Tidwell, volontaire républicain de 29 ans. « Je pense qu’il a vu un besoin et un intérêt pour certaines idées conservatrices, et qu’il les a épousées parce qu’elles étaient opportunes ».

« Être conservateur ce n’est pas simplement combien de temps vous criez, le niveau de votre colère, ou combien d’insultes vous proférez contre les gens. Ce n’est pas conservateur », a relevé de son côté le sénateur Marco Rubio, faisant clairement référence au milliardaire.

Mais pour Roland Trevino, un concepteur de logiciel de 60 ans originaire de San Antonio, Donald Trump est « suffisamment conservateur pour moi », appréciant notamment la réussite de l’homme d’affaires.

La course ressemblait en tout cas de plus en plus samedi soir à une joute entre Donald Trump et Ted Cruz, qui s’est présenté comme l’alternative logique étant donné que Marco Rubio n’a gagné qu’un seul État à ce jour et le gouverneur de l’Ohio John Kasich aucun.

AFP

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