Des affiches anti-migrants en France: « Ça y est, ils arrivent… »

Des affiches représentant des hommes barbus présentés comme des migrants qui « arrivent » dans le « centre-ville » de Béziers ont été placardées mardi par la mairie de Béziers (Hérault) dirigée par Robert Ménard, proche du FN, et aussitôt signalées à la justice par le gouvernement.

Sur les affiches, on peut lire: « Ça y est ils arrivent… Les migrants dans notre centre-ville. » La photo, représentant des hommes de dos devant la cathédrale Saint-Nazaire de la ville, est surmontée de la phrase: « L’État nous les impose ».

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La délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) a saisi le procureur de la République de Béziers devant « ce qui constitue de manière flagrante une provocation à la haine », a-t-elle annoncé mardi soir dans un communiqué. « Dans la période que nous connaissons, les ciblages répétés de personnes ou de groupes à raison de leur origine ou de leur croyance, ne saurait être acceptée. Elle est d’autant plus grave lorsqu’elle est le fait d’un élu de la République », souligne la Dilcra.

Vendredi, Robert Ménard s’était insurgé contre l’ouverture d’un nouveau centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Béziers. « Faire cela alors que la municipalité travaille depuis deux ans pour redynamiser son centre-ville, c’est un véritable coup de couteau dans le dos des Biterrois », a déclaré le maire de Béziers à l’AFP. Il a annoncé vouloir proposer lors du conseil municipal du 18 octobre une délibération pour organiser un référendum dont l’intitulé de la question serait: « Approuvez-vous l’installation de nouveaux migrants, imposée par l’État, sans consultation du conseil municipal? ».

« Je ne me fais guère d’illusions. Il y a d’autres maires qui ont tenté d’organiser des référendums, sur ces questions-là et il y a toujours eu un refus de l’État », a avoué le maire de Béziers à l’AFP. « Mais par cette consultation je veux mettre l’État devant ses responsabilités parce que je suis persuadé que les Biterrois sont massivement opposés à l’installation de migrants en plein cœur de ville. »

M. Ménard, élu en 2014 à la faveur d’une triangulaire et avec le soutien du Front national à la tête de cette ville héraultaise d’environ 75.000 habitants, est coutumier des polémiques, notamment sur la guerre d’Algérie et l’immigration.

Source : AFP

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