Coup de théâtre : la procédure de destitution de la présidente Rousseff suspendue

Le président en exercice du Congrès des députés brésilien a provoqué lundi un coup de théâtre en annulant le vote des députés ayant approuvé la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff, qui a réagi avec circonspection.

Cette décision de Waldir Maranhao, arrivé par surprise à cette fonction jeudi seulement, a plongé Brasilia dans la plus totale confusion, car les sénateurs devaient se prononcer à partir de mercredi sur l’ouverture formelle du procès en destitution de Mme Rousseff pour maquillage des comptes publics. La présidente aurait alors été mise à l’écart pour six mois (180 jours) en attendant un jugement final, indique l’AFP.

M. Maranhao a estimé que le vote des députés le 17 avril constituait un «préjugement» de la présidente de gauche et avait porté «atteinte au droit à une pleine défense de la présidente». «Pour cette raison, j’ai annulé la session (plénière du Congrès des députés) des 15, 16, 17 avril pour que soit convoquée une nouvelle session pour délibérer sur la question», a indiqué M. Maranahao dans un texte distribué aux journalistes et rapporté par l’AFP.

Les députés ont approuvé par une écrasante majorité de 367 voix sur 513 la procédure de destitution de Mme Rousseff, passant le relais au Sénat qui a le dernier mot.

Dilma Rousseff a accueilli la nouvelle avec prudence, lors d’une cérémonie publique au cours de laquelle ses partisans exultaient en criant «il n’y aura pas de coup d’État!».

 

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