Canada : Soupçonné d’entretenir des liens avec Al-Qaïda, il veut éviter la déportation vers l’Algérie

Mohamed Harkat, que les autorités canadiennes soupçonnent d’entretenir des liens avec Al-Qaïda, veut en appeler au ministre de la Sécurité publique afin d’empêcher sa déportation vers l’Algérie.

Mohamed Harakat" Photo La presse Canadienne

Mohamed Harakat » Photo La presse Canadienne

Son avocate a indiqué qu’elle préparait une requête formelle au ministre Ralph Goodale, plaidant qu’il ne serait pas «contraire à l’intérêt de la nation» de laisser vivre M. Harkat à Ottawa avec son épouse Sophie.

Pendant ce temps, les avocats du réfugié algérien préparent une réplique à la décision de l’Agence des services frontaliers du Canada, qui a conclu que M. Harkat constituait une menace pour le Canada et qu’il devait être renvoyé en Algérie. Selon Me Barbara Jackman, la décision de l’agence n’est fondée sur aucune preuve actuelle. Les deux requêtes doivent être déposées au début de mai, a-t-elle indiqué.

Soupçonné par les autorités canadiennes d’être un «agent dormant» du réseau islamiste Al-Qaïda, M. Harkat, livreur de pizzas de 47 ans, avait été interpellé à Ottawa en décembre 2002. Il nie tout lien avec le terrorisme et craint d’être torturé en Algérie s’il y est déporté.

Le gouvernement fédéral a obtenu contre lui un «certificat de sécurité», une mesure d’exception invoquée pour expulser un ressortissant étranger soupçonné de radicalisme ou d’espionnage.

Les avocats de M. Harkat plaident que le processus du certificat de sécurité est injuste, car la défense ne peut avoir accès à tout le dossier monté contre le suspect. Mais la Cour suprême a conclu en 2014 que le certificat de sécurité ne violait pas le droit à une défense pleine et entière. La plus haute cour a néanmoins balisé tout le processus.

La Cour fédérale avait auparavant conclu, en 2010, qu’elle avait des motifs de croire que M. Harkat constituait une menace à la sécurité nationale, car il entretenait toujours des liens avec le réseau terroriste d’Oussama ben Laden après son arrivée au Canada. Il y a deux ans, la Cour suprême a conclu que M. Harkat avait bénéficié d’une «procédure équitable» en Cour fédérale.

Depuis ce temps, les choses n’ont pas beaucoup évolué. Par contre, des sympathisants de M. Harkat – dont le frère du premier ministre Justin Trudeau, Alexandre – ont écrit au gouvernement pour plaider sa cause.

La Presse Canadienne

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