Barcelone en colère face au manque de réfugiés

Alors que certains pays ferment leurs frontières face à l’afflux de migrants, la ville de Barcelone s’indigne de ne pas recevoir plus de réfugiés. Un plan d’accueil des migrants a été mis en place depuis 6 mois, mais seuls 18 réfugiés sont venus.

« Nous sommes enragés. La ville est prête d’un point de vue technique, tous les services sont au point, mais ils n’arrivent pas », déclare Ada Colau, maire de la ville depuis juin et ex-militante anti-expulsions.

Alors que, jeudi, les pays de l’Union européenne se déchiraient à Bruxelles sur la crise des migrants, la mairie de la 2e ville d’Espagne a présenté son plan « Barcelone ville refuge ». Quand Ada Colau avait évoqué ce projet en août, l’adresse de courriel prévue à cet effet avait reçu des centaines de messages de citoyens disposés à coopérer.

D’autres villes espagnoles lui avaient emboîté le pas et la pression de l’opinion publique avait amené le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy à faire montre de davantage de générosité, acceptant d’accueillir 17’680 personnes et non 2749 comme prévu initialement.

À peine 18 réfugiés

« Mais depuis, seulement 18 réfugiés sont arrivés, un nombre ridicule », dans l’ensemble de l’Espagne, dénonce Pascale Coissard, porte-parole de la Commission d’aide aux réfugiés en Catalogne.

Ces derniers mois, les services d’accueil ont été renforcés pour permettre d’accueillir une partie des réfugiés qui ont fui vers l’UE, en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan ou d’Erythrée.

La Commission d’aide a multiplié par quatre les disponibilités d’hébergement. Elle a aussi renforcé son service médical et d’assistance psychologique et offre des formations aux municipalités de la région pour les roder à l’accueil des populations en détresse.

La Croix-Rouge de Catalogne recrute aussi des travailleurs sociaux, interprètes, conseillers en matière d’emploi. Elle dispose par ailleurs de trois bâtiments où héberger des personnes en urgence.

« On est prêts, il ne manque plus qu’à articuler les dernières ressources qui seront mises en oeuvre quand l’arrivée (des réfugiés) sera imminente », explique Oscar Barbero, chargé de l’intervention sociale pour la Croix-Rouge régionale. « Mais nous travaillons à l’aveugle, sans savoir quand ils arriveront, ni combien ils seront ».

ATS

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