La Suisse refuse de retirer une photo dérangeante pour la Turquie

Genève a annoncé qu’elle refusait de retirer d’une exposition une photo dérangeant la Turquie et sur laquelle des manifestants accusent le président Erdogan d’être responsable de la mort d’un adolescent turc, Berkin Elvan.

Dans un communiqué, publié le 26 avril, la ville de Genève se dit «attachée à la liberté d’expression» et annonce qu’elle «maintient son autorisation pour que cette exposition se déroule en l’état jusqu’au 1er mai». Pour les autorités genevoises, «cette exposition de photographies participe à la défense de la liberté d’expression et à la mise en valeur de Genève en tant que capitale des droits humains».

L’exposition regroupe 58 photos prises ces dernières années sur cette même place par le journaliste photographe suisse d’origine kurdo-arménienne Demir Sönmez, qui explique vouloir montrer «les multiples luttes des peuples», rapporte RT.

Le cliché qui a suscité la colère des autorités turques a été pris le 14 mars 2014 et montre un groupe de manifestants avec une grande banderole sur laquelle figure l’image d’un jeune adolescent souriant aux côtés d’un texte écrit en français : «Je m’appelle Berkin Elvan, la police m’a tué sur l’ordre du Premier ministre turc».  Il s’agissait de Recep Tayyip Erdogan, qui est devenu le président du pays en août 2014, souligne RT.

La photo est légendée : «Hommage à Berkin Elvan, blessé par la police turque et décédé à Instanbul après 269 jours de coma».

Catégorie de l'article:
Pure Info
Publié par:

Commentez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.