Loverboys : Une filière roumaine démantelée à Bruxelles

On les appelle des loverboys et ils ont changé de méthodes . Ils n’enlevaient plus les filles en Roumanie, les séquestraient, les violaient et les torturaient. C’est maintenant fait tout en douceur : ils jouent le grand jeu de l’amour, elles y croient et se prostituent pour eux par sentiment, souligne La dernière Heure.

Le média belge rapporte que la juge d’instruction a placé sous mandat d’arrêt un gang de 5 loverboys roumains actif sur Bruxelles. Depuis l’été 2015, ils faisaient venir des filles, dont ils ne tombaient amoureux que pour les faire travailler. Ils sont aujourd’hui en prison et la chambre du conseil vient d’ordonner leur renvoi devant le tribunal correctionnel. Reste à fixer la date du procès, où ils seront jugés pour proxénétisme aggravé et traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.

La Dernière Heure révèle les dessous de ce trafic : Les jeunes filles sont recrutées via Facebook par des femmes plus âgées qui se chargent de tout, notamment de réserver les billets d’avion. Dès leur arrivée à Bruxelles, argent et passeport sont confisqués. On laisse 10 euros aux filles, de quoi assurer le premier repas. Après, c’est le trottoir. Les vitrines sont réservées aux plus belles. Chaque loverboy contrôle deux femmes et couche avec elles en alternance, pour garder les sentiments. Une gagneuse est supposée lui ramener 1.000 euros par semaine.

Le média belge souligne que les victimes se plaignent de chantage affectif. De menaces aussi, surtout sur la famille en Roumanie. Chantage et menace de tout révéler aux parents, photos à l’appui. De s’en prendre physiquement à eux. La seule façon d’éviter, c’est de payer. 1.000 euros pour le père, 2.000 pour la mère, 3.000 pour qu’il n’arrive rien de fâcheux à la petite sœur.

Bref, des pratiques qui n’ont rien à voir avec le « love ».

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