Une patiente doit choisir entre acné et avortement

Une Suisse s’est rendue chez un dermatologue pour obtenir un traitement contre l’acné. Le médecin a accepté de lui faire une ordonnance à une condition saugrenue : qu’elle soit prête à avorter si elle tombe enceinte…

Les pratiques d’un médecin dans le canton du Tessin (Suisse) font polémique. Une trentenaire s’est rendue chez son dermatologue en raison d’une poussée d’acné gênante. Les boutons disgracieux ont fait leur apparition après que la femme a décidé d’arrêter la pilule contraceptive, qu’elle prenait depuis 14 ans, rapporte lenouvelliste.ch.

Le médecin en question lui a donc prescrit un traitement au Roaccutan, médicament courant pour lutter contre cette affection de la peau. C’est alors qu’il lui a demandé de signer un document pour le moins particulier. Il lui demandait se s’engager à avorter (!!) dans le cas où elle tomberait enceinte durant le traitement. La jeune femme a refusé de signer.

Encore un médecin dangereux en activité.

La démarche est totalement illégale. Certes, le médicament en question peut provoquer dans les cas les plus graves des malformations du fœtus, mais aucun médecin ne peut exiger d’une femme qu’elle avorte. C’est une violation grave de ses droits fondamentaux. La patiente doit pouvoir être la seule à décider dans la liberté la plus absolue.

Selon un pharmacien cantonal interviewée par le média, si une femme tombe enceinte, alors qu’elle suit un traitement au Roaccutan, elle doit alors l’interrompre immédiatement et consulter un spécialiste en malformations foetales. Raison pour laquelle, il rappelle que l’une des mesures pour prévenir ce genre de problèmes est de suivre un traitement contraceptif.

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