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Les détenus peuvent-ils résoudre les « cold cases »?

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Les détenus peuvent-ils résoudre les « cold cases »?

Peut-on associer des détenus à la résolution d’affaires criminelles? La police néerlandaise a distribué aux prisonniers des calendriers composés de 52 « cold cases » (affaires non résolues), un par semaine, cherchant à obtenir ainsi leur collaboration…

La méthode est plutôt originale. L’objectif de la police néerlandaise est d’obtenir de nouveaux tuyaux de la part des détenus pour faire avancer ces enquêtes vieilles de plusieurs années.

Les Pays-Bas comptent environ 1.500 crimes non résolus, meurtres ou assassinats pour la plupart, considérés comme des « cold cases », ces enquêtes judiciaires piétinant des décennies et dans lesquelles « les témoins jouent souvent un rôle crucial », selon Wim Perlot, président de la plateforme Cold Cases Nederland.

D’après une étude, environ 800 personnes aux Pays-Bas, dont des détenus, possèdent des informations sur une affaire non résolue: « un coupable raconte souvent son acte après un certain temps », a le responsable.

Un calendrier a ainsi été remis aux prisonniers dans 5 établissements pénitentiaires avant d’être distribué dans toutes les prisons néerlandaises au terme de cette phase de test.

Parmi les affaires non classées du calendrier des détenus, se trouve la disparition de la petite Manon Seijkens, alors âgée de huit ans, le 10 août 1995 à Helmond, au sud des Pays-Bas, dont le corps a été retrouvé 5 mois plus tard dans un canal.

Une récompense est offerte à chaque page du calendrier, pour un montant total de 800.000 euros.

Des initiatives pareilles ont lieu chaque année dans plusieurs Etats américains et des dizaines de meurtres ont ainsi été résolus.

Purectu avec AFP

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