Photos d’enfance sur Facebook : une Autrichienne attaque ses parents en justice

Dans le berceau, aux toilettes, dormant ou jouant…pendant 7 ans, la vie d’une jeune Autrichienne a été étalée sur Facebook, et ce, sans son consentement. Devenue majeure, elle a décidé de lancer un message à ses parents (et à tous les autres) en les attaquant en justice…

Soyons francs : qui aime voir défiler les photos de gosses sur son mur Facebook? Les parents qui envahissent les réseaux sociaux avec les clichés de leur enfants commettent un double « délit » : ils violent la vie privée de leurs bambins dès leur plus jeune âge et ils saoulent les autres avec leurs clichés banals .

Et ces parents autrichiens auraient dû y penser à deux fois avant de publier les photos de leur fille sur le net. La jeune femme, devenue majeure, a décidé de les attaquer en justice. Âgée de 18 ans, elle en veut à ses parents d’avoir violé son intimité durant 7 ans. Et l’affaire est plutôt complexe car publier des photos gênantes de quelqu’un sur Facebook sans son consentement est absolument illégal, rappelle Mashable, mais quand il s’agit de photos de ses propres enfants, ça devient plus dur.

Selon l’avocat de la plaignante, cité par The Local, les parents ont publié plus de 500 photos (!) de leur enfant et ont montré des aspects très intimes de sa vie ; même le changement de couche y est ! Le juriste doit prouver que cela a violé « le droit à la vie privée » de sa cliente.

Le procès est prévu pour novembre et la jeune femme, qui veut rester anonyme, a confié au local, au sujet de ses parents :  « Ils étaient sans honte et sans limites, ils s’en fichaient de savoir s’il s’agissait d’une photo de moi aux toilettes ou de moi couchée dans mon berceau, toutes les scènes de ma vie ont été photographiées et rendues publiques ».

Du côté des parents, la prise de conscience ne semble pas encore au rendez-vous : ils ont même refusé de supprimer les clichés et le père estime avoir le droit d’en faire ce qu’il veut.

Un procès à suivre. Certes l’approche de la plaignante n’est pas commune – et ça sent le conflit familial derrière- mais il n’en reste pas moins que cette affaire va éveiller les esprits aux dangers de l’exhibition des enfants sur le net.

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